Qu’est ce qu’un « néoniste » ? La réponse est dans la question puisqu’il fabrique des tubes néon, cet efficace système d’éclairage souvent publicitaire qui a, depuis son invention en 1937, envahi le paysage urbain et aussi celui de l’art. Le néoniste est avant tout un souffleur de verre, et se pose souvent comme un artisan spécialisé des métiers de l’enseigne. Rares sont les ateliers à ne produire que des néons, et, généralement, les pièces sont réalisées par des enseignistes qui pratiquent également d’autres techniques.
Le terme même de « néon », pour désigner le fameux tube en verre lumineux auquel Las Vegas doit tant, porte à confusion. Il fait allusion au nom du gaz contenu dans le tube de verre.
Dans son principe général, la définition d’un tube néon est assez simple : « Il s’agit d’une rampe en verre, fabriquée de manière industrielle, dont l’intérieur a été poudré d’une couleur donnée », explique Jean-Pierre Seroussi, de l’entreprise Actif Signal (qui collabore entre autres avec les artistes Jonathan Monk et Martial Raysse). Le tube est vidé de son air pour être rempli de gaz, néon ou argon suivant les cas.
À chacune de ses extrémités est placée une électrode. Le courant doit être de haute tension, c’est pourquoi un transformateur permet d’apporter le voltage nécessaire, qui est fonction de la longueur du tube, de son diamètre et de sa couleur. » Lorsque la lampe est mise sous tension, un flux d’électrons libres qui acquièrent de l’énergie traverse le tube d’une électrode à l’autre. Les électrons se déchargent de leur énergie sur les atomes de gaz qu’ils rencontrent, et ceux-ci dégagent alors un rayonnement ultraviolet, qui, absorbé par le revêtement intérieur du tube de verre, devient une lumière visible pour l’œil humain.

